Pôle de Formation Agro-Environnemental
La Côte Saint André, Isère, Rhône-Alpes
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Accueil > Exploitation agricole > Expérimentations > Comparaison de trois variétés de Sorgho BMR avec un maïs ensilage
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Quelle place pour le Sorgho dans le système fourrager des exploitations agricoles ?

- Présentation du cadre de l’expérimentation :

Elle est menée dans le cadre du Pôle d’Expérimentation et de Progrès Bovins Lait ("PEP Bovins Lait"). La Chambre d’Agriculture Régionale coordonne et participe à cette expérimentation.

6 sites de la région Rhône-Alpes serviront de supports aux expérimentations dont la ferme du lycée agricole de la Côte-Saint-André. Le choix de ces différents sites a notamment permis de tester l’adaptation des variétés à différents milieux (plaine, zones d’altitude,...)

Localisation des sites participant au projet (source Google maps)
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1 : Lycée agricole Les Sardières ; 2 : Contrôle laitier des Monts du Lyonnais ; 3 : Lycée agricole de Précieux ; 4 : Lycée agricole de la Côte-Saint-André ; 5 : Contrôle laitier du Haut-Vivarais ; 6 : Lycée agricole du Valentin

- L’expérimentation

Les objectifs de cette étude sont :

  • d’étudier trois variétés de sorgho BMR sucrier selon différentes composantes : la conduite, le rendement, le taux de matière sèche (MS), les quantités de cellulose et de protéines brutes, les valeurs PDI et UFL.
  • d’obtenir des références sur le sorgho BMR, qui permettent d’envisager la place qu’il pourrait occuper dans les systèmes fourragers.

Trois variétés de sorgho ont été étudiées : Sweet Virginia, Elite et Big Kahuna. Les participants au projet ont souligné le fait que 2010 a été une année assez exceptionnelle du point de vue des conditions météorologiques. Ce qui a pu avoir un impact non négligeable sur les résultats.

- Les observations de terrain :

Les principales observations sont les suivantes pour l’année 2010 :

Caractéristique Points favorables Points défavorables
Développement de l’appareil végétatif Conséquent chez la variété Big Kahuna ce qui permet d’espérer de bons rendements Possibilité de repousser la date de récolte pour un rendement plus conséquent mais cela empêche l’implantation d’une céréale à la suite
Production d’épis Épiaison précoce chez la variété Elite ce qui permet d’obtenir de nombreux épis Peu d’épis chez Big Kahuna
Fertilisation / Phénomènes de verse observés chez la variété Sweet Virginia : liés à des densités de semis trop élevées, des pratiques de fertilisation (apports d’azote conséquents) ou au précédent cultural (luzerne ou prairie retournée après 5 ans d’implantation)
Consommation d’eau Une culture gourmande en eau, capable de la puiser dans des sols profonds ; une capacité à "attendre" les apports : la plante reste peu développée pendant la période sèche et se développe très rapidement après les précipitations => En plaine, il pourrait être intéressant de semer le sorgho précocement pour qu’il profite au maximum de l’eau disponible et se développe, puis, de cibler les apports d’eau pour le préserver Assèchement de la parcelle du fait des besoins en eau du sorgho
Traitements phytosanitaires Des essais exposés à des désherbants mais des rendements obtenus corrects : ceci est lié à la forte capacité de tallage de la plante /
Date de semis En zone d’altitude, meilleurs rendements avec un semis tardif /
Comparaison avec le maïs ensilage / Des conduites très différentes entre les deux cultures d’où des comparaisons difficiles ; Le sorgho serait peut-être plus l’équivalent du moha que du maïs ensilage dans le système fourrager
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Une parcelle de sorgho de la ferme du lycée à la Côte-Saint-André

- Les résultats obtenus :

Composante étudiée Le rendement Le taux de MS
Résultats Rendement inférieur mais plus stable que les autres pour la variété Elite Taux de MS à la récolte indiqués par le fournisseur de semences (30%) non atteints par les essais ; une épiaison précoce qui permet un gain de MS chez Elite grâce aux épis
Commentaires / Un frein possible au développement du sorgho car les aliments humides ne sont pas appréciés par les animaux
Composante étudiée Quantité de cellulose et de protéines brutes
Résultats Un "effet site" plus qu’un "effet variété" sur cette question : les essais en zone d’altitude présentent une teneur en protéines plus élevée et une teneur en cellulose inférieure à celle des essais de plaine ; les valeurs UFL et PDIN sont également meilleures en zones d’altitude
Commentaires Un lien possible avec la durée de végétation : en zone de montagne, les fourrages sont récoltés plus jeunes, ce qui peut jouer sur leur composition

Comme l’ont indiqué les membres du projet, tous les résultats restent à nuancer du fait des conditions météorologiques particulières de l’année dernière. Il a donc été décidé de conduire à nouveau des essais en 2011.

- les suites données au projet en 2011 :

Emmanuel Forel, technicien de la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche, travaille actuellement à l’élaboration du programme des essais et des protocoles pour l’année 2011. Le premier objectif des futurs essais pourrait être de trouver un itinéraire technique qui permette d’obtenir de bonnes valeurs PDI et UFL sur tous les sites (fertilisation, irrigation, désherbage, durée de végétation,...). Des travaux pourraient également être menés afin de mieux connaître le sorgho et de savoir quelle place il pourrait occuper dans un système fourrager.

Les perspectives pour l’année 2011 sont :

  • La reproduction des essais de 2010 sur les mêmes bases et les mêmes variétés car c’est ce que souhaite les participants au projet,
  • La mise en place d’un protocole de suivi de la valeur nutritive avec des mesures à différents stades (sur les sites où l’équipement le permet) pourrait également être envisagée,
  • Enfin, des études spécifiques à certains sites seront menées : l’implantation de variétés fourragères au lycée du Valentin, des études sur la sélectivité herbicide aux Monts du Lyonnais…

Il est à noter que la Coopérative Dauphinoise mènera également des essais sur le Sorgho cette année sur l’exploitation de l’EPLEFPA de la Côte-Saint-André.

Jean-Philippe Magnière, directeur de l’exploitation agricole, et Emeline Pellan, stagiaire du lycée.


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Publié le 8 mars 2011 par Jean-Philippe Magnière
Dernière modification le 11 janvier 2014
 
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