Pôle de Formation Agro-Environnemental
La Côte Saint André, Isère, Rhône-Alpes
Logo
Minimiser le bandeau Maximiser le bandeau
Site du MAP Pôle de Formation Agro-Environnemental
 
Accueil > Formations > LEGTA Lycée Agricole > Bac S Ecologie Agronomie et Territoires > Autour de Bac S Ecologie Agronomie et Territoires > Les élèves de terminale S du lycée agro-environnemental de la Côte St André … à la recherche des Apoïdes…
imprimer
imprimer

Les élèves de terminale S du lycée agro-environnemental
de la Côte St André… à la recherche des Apoïdes…

Qu’est-ce qui fait la spécificité de la filière S dispensée en lycée agricole ? C’est l’enseignement de spécialité Biologie-Ecologie et l’Agronomie. Les élèves qui choisissent ces disciplines sont plus particulièrement sensibles aux grands enjeux environnementaux actuels. L’agriculture étant l’une des activités humaines qui utilise le plus l’espace, elle tient une place spéciale dans les problématiques étudiées.

Voici donc un exemple de thème agri-environnemental abordé dans le cadre de cet enseignement de spécialité en Bac S.

En cette belle journée pluvieuse de fin mars, nos 24 élèves de terminale S avaient rendez-vous sur les parcelles de la ferme, avec le chef d’exploitation Jean-Philippe Magnière, qui leur a présenté le programme national de recherche sur les abeilles sauvages en lien avec les pratiques agricoles. Il existe dans le monde environ 20 000 espèces d’abeilles sauvages (Apiformes), et on en trouve plus de 1 000 en France. Ces pollinisateurs indispensables à la production de graines et de fruits, qui sont notre nourriture quotidienne, sont menacés par nombre de pollutions ou causes diverses. L’agriculture peut, par ses pratiques, contribuer à la survie de ces populations d’insectes, ou au contraire leur nuire durablement (pesticides, destruction des haies et bordures de champ qui apportaient de la nourriture à ces hyménoptères, simplification des rotations et des assolements, etc…). Deux placettes d’expérimentation sont en place dans un contexte de prairie permanente pour l’une, et au milieu de cultures pour l’autre. Une fois par mois, des pièges passifs colorés (qui attirent les apiformes) sont installés pour 24 heures. S’en suit la récolte, le tri, puis la détermination, qui n’est pas des plus simples, car c’est une affaire de spécialiste ! La semaine prochaine, les élèves s’initieront à la détermination du genre de ces petits insectes récoltés, sous la vigilance de Virginie Rolland, enseignante en biologie-écologie, et les résultats seront envoyés à l’INRA d’Avignon pour (après) vérification et identification de l’espèce. La capture commence fin mars, et se terminera en octobre, pour recommencer à la belle saison prochaine, et ce sur plusieurs années. Le traitement des données obtenues sur tous les lycées agricoles engagés dans l’action (de France) sera fait en analyse multifactorielle, et les résultats permettront de montrer les évolutions et d’en déterminer les causalités.

Isabelle Legrand (enseignante en agronomie)
Virginie Rolland (enseignante en Biologie-Ecologie)
Jean-Philippe Magniere (Directeur d’exploitation)


imprimer
imprimer


Contacter le Webmestre



Publié le 4 avril 2011 par Stephan Imberti
Dernière modification le 3 janvier 2015
 
no desserts work the origin
no desserts work the origin
no desserts work the origin
no desserts work the origin
no desserts work the origin