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Un ancien élève (et ensuite salarié de notre exploitation), Anthony Jacob, parle de son parcours de formation et d’installation ( à Gillonnay dans l’Isère) dans « Terroirs JA de Rhône-Alpes » (juin 2014)

Accès au foncier
« Le fermage à été une bouffée d’oxygène »
Anthony Jacob s’est installé à Gillonnay en Isère au 1er janvier 2013. Le fermage a été sa solution pour sauter le pas et faire de sa passion son métier

A treize ans, Anthony Jacob, originaire du Trièves, se destinait à la cuisine. Il intègre un CAP restauration. « j’avais le dimanche soir et le lundi de libre », explique le jeune homme de ving-sept ans. Du temps libre qu’il passe alors dans l’étable de ses voisins. Et c’est apparu comme une évidence, il deviendrait éleveur, ferait de sa passion son métier. A 18 ans, il s’inscrit au lycée agricole de La Côte Saint-André dans l’Isère et obtient son BEPA et son bac pro. A la sortie de l’école, Anthony devient salarié pendant deux ans au service de remplacement. « C’est une super école mais j’avais besoin de voir le même troupeau tous les jours. La ferme expérimentale du Lycée de La Côte Saint-André cherchait un vacher, j’y suis resté deux ans ».

La force du réseau
L’idée de l’installation fait alors son chemin dans l’esprit d’Anthony qui est ce que l’on appelle un hors-cadre familial. Il se lance à la recherche de foncier dans le secteur de La Côte Saint-André. « En travaillant au service de remplacement, je m’étais constitué un réseau ». Un réseau qui fonctionne. « Un jour un producteur m’a contacté me disant qu’un jeune laissait passer une ferme. Ce jeune c’est moi, sourit le jeune éleveur de montbéliardes. Je connaissais la ferme pour y avoir travaillé quand j’étais au service de remplacement. Cette exploitation est à taille humaine. J’ai pris contact avec l’exploitant, Jean-Louis Didier, qui m’a demandé de venir le rencontrer le lendemain pendant la traite. Les candidatures s’achevaient peu de temps après ». Anthony ne perd pas une minute et construit un dossier de candidature.

100 % fermage
L’exploitant présentera alors quatre candidats à ses propriétaires dont Anthony. Car, en effet, l’exploitation de la route de Montgontier à Gillonay dans l’Isère est loin d’être ordinaire. L’ensemble des bâtiments et du foncier de l’exploitation est loué majoritairement à un syndicat de propriétaires. Le statut du fermage séduit l’éleveur : « le fermage a été l’un des éléments déclencheurs de ma démarche. Cela permettait d’investir pour mon installation une somme moins importante que si j’avais dù également acheter le bâti et les terres. C’était une situation que je recherchais. » Anthony passe alors les entretiens auprès des propriétaires avec brio. Il signe les baux et succède à Jean-Louis Didier au 1er janvier 2013. « J’ai également pu compter sur le soutien des agriculteurs du secteur », se souvient-il.

« Je referai la même chose »
Pour la reprise de l’exploitation, Anthony investit grâce à la dotation jeune agriculteur (DJA) et un prêt bancaire dans l’achat du cheptel, l’avance aux cultures, le matériel agricole et loue ses terres, les bâtiments d’élevage, de stockage et son habitation à une dizaine de propriétaires. « J’ai deux propriétaires principaux qui détiennent un cinquantaine d’hectares des terres que j’exploite, dont le syndicat de propriétaires à qui je loue également les bâtiments et mon habitation », note Anthony. Aujourd’hui, Anthony Jacob est à la tête d’une exploitation individuelle et d’un troupeau de trente vaches laitières montbéliardes et d’une vingtaine de génisses de zéro à deux ans. Il exploite quatre-vingt deux hectares dont une vingtaine de prairie, onze en maïs ensilage, cinq en tournesol. « Tout le reste est en céréales à paille. Je suis presque autosuffisant pour l’alimentation. Je n’achète que du maïs ensilage . » Il produit 240 000 litres par an et ne changerait rien à son installation. « Si c’était à refaire, je referai la même chose. Je n’ai aucun regret. Le fermage m’a donné l’occasion de m’installer. Aujourd’hui, ce statut me permet d’asseoir ma situation pour préparer l’avenir », commente Anthony Jacob qui n’exclut pas de devenir propriétaire un jour si l’occasion se présente pour notamment s’installer avec sa compagne.

Marie-Cécile Chevrier.
Terroirs de Rhône-Alpes, Juin 2014

Thierry Langouët
Directeur


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Publié le 19 juin 2014
Dernière modification le 8 juillet 2014
 
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