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La Côte Saint André, Isère, Rhône-Alpes
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Quelles protéines pour nourrir la planète demain ? Un projet associant les lycées agricoles de Saint Genis-Laval et La Côte Saint-André.

Ce projet inter-établissements réalisé dans le cadre du dispositif Euréka du conseil régional Rhône-Alpes, associe les classes de 1re Bac Pro CGEA de La Côte Saint-André de 1res Bac Pro LCQ (Laboratoire et Contrôle Qualité) et BIT (Bio Industrie de Transformation) de Saint Genis Laval.

Trois journées d’échanges sont prévues au cours de l’année. Voici les compte rendus des deux premières


Journée du 21 janvier 2016 à La Côte Saint-André

L’accueil des élèves du Lycée de St Genis Laval s’est déroulé à la ferme du Lycée. Nous nous sommes présentés puis nos professeurs (M.A Saulquin, J.P Magnière et D. Peton) ont pris la parole pour présenter le projet eurêka à travers un diaporama : « Quelles protéines pour nourrir la planète demain ? » où on été mis en évidence l’évolution de la population, notre façon de nous nourrir, nos besoins nutritionnels, les problèmes liés à la production de viande et les solutions possibles pour répondre à l’alimentation de demain : le soja, les insectes !!

Ensuite, une collation nous a été proposée avant de partir visiter la ferme : Chaque groupe à pris en charge un petit nombre d’élèves.

Puis, nous avons présenté la ferme du lycée sous forme d’une visite guidée et nous avons mis en valeur l’intégration de l’agroécologie au travers de notre ferme.

Les jeunes de Saint Genis ont beaucoup apprécié de voir le travail de l’inséminateur qui était de passage ce jour-là, le contact avec les veaux. Ils ont été surpris de constater que l’élevage des vaches laitières est complexe (beaucoup d’aliments différents utilisés, beaucoup de mécanisation avec la mélangeuse, la salle de traite, la raclage du lisier …)

Nous sommes rentrés au lycée pour prendre le repas au self.

L’après-midi, 5 groupes d’élèves ont tournées entre les 5 ateliers que nous avions préparé pour répondre à la question « Quelle protéine pour nourrir la planète demain ? » :

Atelier 1 : Le soja et sa culture.

Nous avons présenté l’itinéraire technique de la culture et montré que la culture est économe en intrant (pas d’engrais azotés, le soja est une Légumineuse, produits phytosanitaires) car la culture se désherbe bien mécaniquement et qu’elle est peu atteinte par les maladies et ravageurs. Par contre, dans notre région, elle demande de l’irrigation.

Atelier 2 : La transformation du soja pour la consommation par le bétail.

Elle est indispensable car la graine crue n’est pas digestible. Sa transformation en usine permet de recueillir de l’huile (consommation humaine) et des sous-produits (tourteaux sous différentes formes).

Atelier 3 : L’utilisation des protéines de soja par les ruminants.

Nous avons présenté le trajet des protéines dans l’appareil digestif des ruminants : cela commence par la rumination et se poursuit avec la fermentation dans le rumen puis la dégradation par des enzymes dans la caillette. Un ruminant possède 4 estomacs pour bien digérer ses aliments.

Atelier 4 : Le soja, une production agroécologique.


L’agroécologie c’est une agriculture : respectueuse de l’environnement, porteuse de développement humain et économiquement performante. Le soja demande peu d’intrants et donc il limite la pollution de l’eau par les nitrates et les émissions de gaz à effet de serre (et donc le changement climatique). Le soja peut être utilisé en alimentation humaine et animale. En Rhône Alpes, la culture se répand et elle garantit une production sans OGM. C’est une production également rentable économiquement pour les agriculteurs (de 450 à 800 €/ha).


Atelier 5 : Liens avec d’autres productions de protéines.

Le soja contient 40 % de protéines et c’est donc une grande source de protéines mais il en existe d’autres : Les insectes ont un grand avenir dans nos assiettes car ils contiennent 75 % de protéines et ils sont très faciles à élever : les coûts de production sont faibles et c’est une solution 100% naturelle. 1900 espèces sont comestibles et 2.5 milliards d’humains en consomment déjà. Les graines germées sont elles aussi riches en protéines et simples à produire.


Journée du 2 février 2016 à St Genis Laval
Nous sommes arrivés à 10h au lycée de St Genis Laval, nous avons été accueillis dès la sortie du bus par quelques élèves qui nous ont pris en photo, puis nous sommes rentrés dans la salle d’accueil et on nous a pris nos téléphones. Les élèves de St Genis et leurs professeurs nous ont présenté la journée à l’aide d’un diaporama, puis nous sommes vite entrés en action : enfilage de blouse et direction les laboratoires et la halle technologique !

Atelier Microbiologie :

Un chemin est à respecter entre les zones sales et les zones propres : c’est le principe de la marche en avant. Il faut poser ses affaires au vestiaire puis mettre des sabots et une blouse et se laver les mains avec du gel hydroalcoolique pour ne pas contaminer la zone propre (le labo) avec les bactéries de l’extérieur. Les élèves de la Côte ont pu réaliser différentes manipulations, sous la conduite de leurs camarades de St Genis.

Dénombrement des bactéries : dans un extrait de yaourt au lait de vache

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Marlène très appliquée et surveillée de près !!

Mise en évidence des glucides et des lipides pour le lait de vache, soja, riz et avoine par coloration Les glucides sont mis en évidence grâce au Lugol et les lipides grâce au rouge de soudan. Les résultats sont que le lait d’avoine est celui qui contient plus de glucides que les autres laits. Le lait de riz est celui qui contient le plus de lipides et le lait de soja est celui qui en contient le moins.

Mise en évidence de la proportion de streptococcus et de lactobacillus dans un yaourt de vache. Réalisation de frottis et mise en évidence par un colorant le bleu de méthylène et observation aux microscopes. Les streptococcus sont des bactéries sphériques associées en chaînettes. Les lactobacillus sont des bactéries en forme de bâtonnets. On a observé qu’il y avait plus de streptococcus que de lactobacillus. Coloration de Gramm afin d’observer si des contaminants sont présents.

Cette technique permet de colorer en rose ou en violet les bactéries présentes dans un extrait de lait de soja fermenté. Elles apparaissent alors nettement au microscope.

Bilan : les élèves de la Côte ont pu se rendre compte que toutes ses manipulations respectent des procédures précises pour rester en milieu stérile et qu’elles nécessitent un matériel de laboratoire très spécifique, pas toujours facile d’utilisation. Leur conclusion très personnelle : c’est bien plus amusant de travailler dehors avec de gros animaux d’élevage ou des machines agricoles, ce travail de précision n’est pas fait pour eux …

Atelier Production de yaourt :

Nous sommes passés par le vestiaire pour mettre la tenue obligatoire : blouse en coton, sur chaussure pour nous mais botte pour eux et charlotte. Nous avons été séparés en plusieurs groupes afin de réaliser 4 transformations de lait en « yaourt » : vache, soja, avoine et riz. Toujours guidés par leurs camarades de St Genis, les élèves de la Côte se sont familiarisés avec le matériel de transformation agro-alimentaire et aux procédés industriels.

Il a fallu se rendre compte que sans ferments, il est impossible de transformer en yaourt les laits d’avoine et de riz : ils ont été gélifiés à l’aide de pectine de fruits notamment, contrairement au lait de vache ou de soja qui ont pu fermenter après ensemencement avec du petit lait issu de yaourts de vache ou de soja.

Après la fabrication, place à la dégustation : le lait d’avoine gélifié a remporté un grand succès, suivi de près par le yaourt au lait de vache (goût bien plus classique). Sans autre ajout (pas de sucre), les autres sont restés assez fades.

Atelier Biochimie : Détermination de la concentration en protéine du lait de soja.


Ici, le but était de trouver la concentration en protéines du lait de soja. Pour cela, on disposait de solutions étalons dont on connaissait la concentration et dans lesquelles un colorant violet donnait une couleur d’autant plus foncée qu’il y avait de protéines.

L’échantillon à analyser a ensuite été passé au spectrophotomètre pour calculer de manière très précise la concentration en protéines. Avec les erreurs de manipulation, les résultats trouvés n’étaient pas toujours très justes … Et oui, il faut être très concentré, ordonné et précis dans un protocole de chimie !

Les jeunes ont donc appris à manipuler du matériel très spécifique tel que des pipettes automatiques, des tubes à essais, des cuves de spectrophotomètre ainsi que des produits dangereux (sous hotte aspirante et avec gants et lunettes). Ils sont donc très au point pour leur cours de chimie et seront plus à l’aise en TP maintenant ! Mais là encore, ils se sont rendu compte que ce n’est pas vraiment ce pour quoi ils sont faits …

Bilan de la journée :

Ce fut un beau changement de décors pour les élèves de la Côte et la découverte de tout un aspect que l’on aborde peu dans la formation de futur agriculteur et producteur d’aliments de base : le contrôle de la qualité des produits alimentaires et leur transformation. Ils ont donc vu ce que l’on pouvait faire après l’étape de la production.

Beaucoup de professeurs et d’élèves se sont mobilisés pour nous accueillir au lycée de St Genis et nous faire partager leur travail : nous les en remercions très chaleureusement et c’est avec plaisir que nous les retrouverons pour la dernière journée de ce projet inter établissement, en mars.


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Publié le 12 février 2016 par Stephan Imberti
 
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